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Le Centre de documentation

Les dernières acquisitions

Nous remercions la Médiathèque départementale du Nord de nous avoir fait don de :

La poste, un drôle de pli
Service public vol.1
Marie-Pierre JAURY, 2006

SNCF, une erreur d’aiguillage
Service public vol.2
Atisso MÉDESSOU, 2006

Le chômage a une histoire
Gilles BALBASTRE, 2001

El ejifo, la loi du profit
Jawad RHALIB, 2006

China blue, ce que cache le "made in china"
Micha X.PELED, 2005

Germinal
Yves ALLEGRET,1963

Violences des échanges en milieu tempéré
Jean-Marc MOUTOUT, 2003

L’imagination du pouvoir
Christian ROUAUD, 2007

Elf, la pompe Afrique
Nicolas LAMBERT, 2014

Petites histoires de la couleur et du travail
du moyen ÂGE à nos jours
des Archives départementales du Nord, 2004

C’est quoi ce travail ?
Stéphane FRATTINI, édition Milan, 2011

Autres acquisitions :

Une évidence, malgré tout
Light Motiv, 2021

Et voilà le travail !
Daniel ADAM, François HOUART et la Compagnie Maritime, édition Cerisier, 2019

Travailler aujourd’hui, Ce que révèle la parole des salariés
Nicolas LATTER, édition Cerisier, 2017

Femme Machine
Christine SEPULCHRE, édition Cerisier, 2019

Nous remercions la Médiathèque départementale du Nord de nous avoir fait don de :

La poste, un drôle de pli
Service public vol.1
de Marie-Pierre JAURY, 2006

Trois services publics, trois mêmes logiques de libéralisation prônées par l’Europe et validées par les gouvernements français de droite comme de gauche, trois histoires qui se ressemblent, trois documentaires. Trois mêmes documentaires ? Non, car cette logique de dérégulation entraîne au-delà des ressemblances trois bouleversements différents pour le quotidien des Français. Le plus caricatural : la poste, avec un basculement dans la marchandisation à l’extrême qui frise la caricature et éloigne ce service public de ses missions de base.

SNCF, une erreur d’aiguillage
Service public vol.2
Atisso MÉDESSOU, 2006

La SNCF, comme tous les services publics, se retrouve aujourd’hui pris dans la tourmente de la libéralisation. L’échéance de l’ouverture totale du marché pointe son nez aux horizons de 2009, mais déjà les effets de cette dérégulation sont bien palpables et ce depuis une bonne dizaine d’années. Le but de l’opération est simple : permettre à de multiples entreprises ferroviaires étrangères et françaises, dont la SNCF, d’emprunter dans quelques années le réseau ferré français en versant un péage au Réseau Ferré Français RFF – à leur tour pris dans le jeu de la rentabilité.
Plus de 1500 km de voies ferrées sont ainsi peu ou mal entretenus à tel point que la SNCF a décidé de ralentir ses trains sur ces lignes depuis octobre 2004. La ligne Béziers-Clermont-Ferrand-Paris, une des plus anciennes de France, est à ce titre exemplaire de cette dérégulation en marche… La SNCF s’apprête à abandonner cette ligne qui traverse pourtant de haut en bas le Massif Central et ouvre une alternative à la route.
Parallèlement, l’autoroute A75 a droit à toutes les préventions des pouvoirs publics et aux honneurs des médias avec le désormais viaduc de Millau…

Le chômage a une histoire
Gilles BALBASTRE, 2001

De 3 % de la population active en 1967 à plus de 12 % en 1997 ; de 250 000 demandeurs d’emploi en 1967 à plus de 3 200 000 en 1997, les chiffres de la montée du chômage durant ces trente dernières années ont été imposants, violents, d’une brutalité à faire vaciller l’édifice d’une démocratie comme la nôtre. À la télévision, ce mal de la fin du XXe siècle a laissé toutes sortes de traces : discours politique, patronal, syndical, reportages, documentaires, téléfilms et même shows grandiloquents. Revoir ces images, écouter les propos d’hier et d’aujourd’hui des acteurs de ce drame, permet de faire surgir les premiers éléments d’une histoire du chômage. Cela permet surtout de mieux saisir comment le monde salarial a perdu la bataille face au système capitaliste.

El ejifo, la loi du profit
Jawad RHALIB, 2006

Espagne : Almeria, province côtière de l’Andalousie et ancien désert transformé en 20 ans en la plus importante concentration de cultures sous serres au monde, le potager artificiel de l’Europe été comme hiver.
En février 2000, à El Ejido, son chef-lieu, a eu lieu un véritable pogrom : l’assassinat d’une Espagnole et l’arrestation de son meurtrier marocain vont mettre le feu aux poudres. La population espagnole a fait la chasse à la communauté immigrée, à ses journaliers clandestins ou en voie de régularisation qui hantent les serres...
Six ans après, rien n’a changé. Ou bien si, Équatoriens, Colombiens, Lithuaniens, Roumains et, nouveauté, des Russes ont rejoint Marocains, Maliens, Sénégalais et l’internationale de la misère. Ils fuient la misère de leurs contrées et viennent s’agglutiner par dizaines de milliers dans cet "Eldorado" que représente El Ejido et ses 17 000 hectares de terre bâchée. Mais le rêve est rarement au rendez-vous, l’eldorado européen se transforme très vite en enfer.

China blue, ce que cache le "made in china"
Micha X.PELED, 2005

Filmé en cachette et dans des conditions difficiles, ce long métrage de 88 minutes révèle au grand jour ce que la Chine et les grandes enseignes textiles internationales veulent toutes nous cacher : ce qu’il se passe réellement dans les usines de fabrication de vêtements.

"China Blue" nous emmène dans une fabrique de jeans, où Jasmine et ses amies survivent plus qu’elles ne travaillent. Cependant, lorsque le propriétaire de l’usine décide de conclure un nouveau contrat avec des clients occidentaux, la tâche en devient encore plus difficile : les employés, des adolescents pour la plupart, se voient tous obligés de travailler vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La confrontation est alors inévitable.

Germinal
Yves ALLEGRET,1963

Renvoyé en 1863 du chemin de fer en raison de son activité syndicale, Etienne Lantier trouve un emploi à la mine de charbon du Voreux. Mais le travail y est rude, les salaires très minces et la sécurité laisse fortement à désirer. Lantier tente d’organiser les mineurs en un syndicat. Devant le refus de négocier de Hennebeau, le patron de la mine, les ouvriers lancent une grève générale qui se solde par l’intervention de la troupe...

Violences des échanges en milieu tempéré
Jean-Marc MOUTOUT, 2003

A 25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand cabinet de consultants en entreprise. Le matin de son premier jour de travail, il rencontre Eva, jeune mère célibataire dont il s’éprend.
Sa première mission, qu’il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d’une usine par un grand groupe.
Ses premiers rapports sont convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie une nouvelle responsabilité : sélectionner le personnel apte à travailler dans la nouvelle organisation de l’entreprise.
Dès lors, Philippe doit se convaincre et convaincre Eva du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.

L’imagination du pouvoir
Christian ROUAUD, 2007

Le film donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 68, celle des usines LIP à Besançon.
Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence.
Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta l’espoir et les rêves de toute une génération.
C’est possible, les Lip l’ont fait.

Elf, la pompe Afrique
Nicolas LAMBERT, 2012

De fin mars à début juillet 2003 s’est déroulé en public au Palais de Justice de Paris le procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à trente sept prévenus dont MM. Loïk Le Floch-Prigent, 57 ans, Alfred Sirven et André Tarallo, 76 ans tous les deux. Peu à peu, derrière le procès fait aux hommes, un autre procès apparaît, celui d’un système, celui d’un Etat.

Nicolas Lambert s’est fait passer pour un journaliste et a suivi ces quatre mois de séances au Palais de Justice de Paris. Ce spectacle est le résultat d’une vraie démarche civique et d’une volonté de fer (entre autres pour avoir épluché les 16000 pages d’actes de procès). De ses observations et de ses notes ont découlé « Elf la pompe Afrique », un imbroglio politico-judiciaire raconté par ses protagonistes, qui condense et rend « lisible » le procès Elf.

Petites histoires de la couleur et du travail
du moyen ÂGE à nos jours
Archives départementales du Nord, 2004

Quel est le rapport entre le bleu royal, le bleu de travail des ouvriers et le jean que tu portes ? Chaque couleur est un symbole qui a traversé les siècles, chaque couleur a une fonction précise dans nos sociétés... Ces Petites histoires de la couleur et du travail te permettent ainsi de comprendre leurs procédés de fabrication et leurs utilisations du Moyen Âge à nos jours. Un parcours ludique mêlant histoire, science, art et création !

C’est quoi ce travail ?
Stéphane FRATTINI, édition Milan, 2011

Une laitière peut-elle fasciner le monde entier ? Qui met la tête sous un rideau noir pour mieux voir ? Des mains peuvent-elles exprimer la cupidité ? Que fait un rat à côté d’un boucher ? Peut-on peindre un ouvrier à la manière d’un héros ? Pour le savoir, soulève les volets à l’intérieur et... ouvre l’art.

Autres acquisitions :

Une évidence, malgré tout
Light Motiv, 2021

Les 16 000 professionnels du CHU de Lille viennent de recevoir l’ouvrage "Une évidence, malgré tout", réalisé par light Motiv : les photographies recueillies dans tous les secteurs concernés de l’hôpital, face au coronavirus, sont principalement celles d’Anouk Desury et de Thierry Thorel, accompagnés des entretiens réalisés et retranscrits par Natacha Borel. 96 pages qui reflètent l’engagement collectif de toutes les personnes qui font face dans l’enceinte du CHU à l’irruption de ce virus mal connu.

Et voilà le travail !
Daniel ADAM, François HOUART et la Compagnie Maritime, édition Cerisier, 2019

Un plateau de théâtre, trois personnages qui travaillent aux préparatifs du spectacle qui sera présenté le soir même. A partir de ce microcosme, la Compagnie Maritime ne propose pas un spectacle sur le théâtre, mais sur le travail. Depuis l’après-guerre, les "Trente glorieuses", le plein emploi et le progrès sans fin, puis les crises répétées, le chômage et l’ubérisation comme seules perspectives, l’idée même du travail est totalement bouleversée.
Comment les jeunes adultes d’aujourd’hui peuvent-ils y trouver leur place ?

Travailler aujourd’hui, Ce que révèle la parole des salariés
Nicolas LATTER, édition Cerisier, 2017

Des ouvrières qui après leur nuit sur la chaîne poursuivent d’autres activités complémentaires pour nouer les deux bouts. Des banquiers malades de vendre des produits dont ils connaissent les défauts et amenés à frauder avec leur propre éthique. Des assistants sociaux évalués à la quantité de dossiers traités. Des écarts de sécurité rendus invisibles par une cascade de sous-traitants. Une entreprise qui pousse ses salariés à la démission. Des évaluations arbitraires qui mesurent la docilité des travailleurs, …
Ces situations et bien d‘autres encore sont relatées par de nombreux(euses) salarié(e)s. Ce livre part précisément de la parole des travailleurs pour s’intéresser au travail et aux conditions dans lesquelles il s’effectue. Plus de quarante personnes y témoignent. Comment leurs trajectoires de vie est-elle marquée ? Quels regards portent-ils ?
La prise en compte de cette parole permet de découvrir les réalités souvent invisibles du travail d’aujourd’hui : les précarités, les atteintes à la santé, les désillusions, mais aussi les espoirs et les résistances qui se construisent. Les témoins racontent comment le travail peut imprégner jusqu’au plus profond de soi.
Ce voyage au cœur du salariat nous révèle un tableau impressionnant de ce que des personnes mobilisent dans leur travail mais aussi des politiques qui encadrent l’emploi, des formes d’organisation mises en place et des conditions de travail qui en découlent.
Des conclusions et une postface invitent à penser les dynamiques à l’œuvre, à questionner des formes d’action collective et à identifier des alternatives au travail aliéné.

Femme Machine
Christine SEPULCHRE, édition Cerisier, 2019

« Lundi 22 septembre 2014. Avec deux autres recrues retenues sur près de cent vingt candidats, j’intègre un des centres d’appels francophones desservant le service « Chômage » d’un syndicat belge. (…) Après plusieurs années sans travail et force formations de (re)mise à l’emploi, me voilà, à 48 ans, chômeuse-apprentie-téléphoniste en call-center (…)
Ceci n’est pas une enquête sous le manteau, c’est un Plan-Formation-Insertion. Mon Plan-Formation-Insertion. Ni prototype ni stéréotype. Narré par moi, a posteriori, avec toute l’authenticité dont je suis capable. J’en assume la subjectivité. Celle-ci constitue la posture que je peux, en conscience, en éthique, revendiquer mienne et de bonne foi ».

L’ensemble de ses ressources sont maintenant disponibles à la documentation de Travail et Culture